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PER collectif : le secret des retraités malins pour booster leur épargne en 2025

Alors que la retraite cesse d’être perçue comme une fin pour devenir un nouveau chapitre de vie, les Français cherchent à conjuguer sérénité financière et liberté d’action. Dans ce contexte, un dispositif ancien mais profondément modernisé fait son grand retour : le PER collectif. Longtemps ignoré au profit d’outils plus médiatisés comme l’assurance vie ou le PER individuel, ce plan d’épargne retraite d’entreprise s’impose aujourd’hui comme un levier puissant pour les futurs retraités. En 2025, il pourrait bien devenir la stratégie phare des générations soucieuses d’optimiser leur patrimoine tout en maîtrisant leur fiscalité. Mais comment tirer le meilleur parti de ce dispositif souvent mal connu ? Et surtout, quels bénéfices peut-il offrir une fois la retraite entamée ? À travers des témoignages concrets, des analyses fines et des stratégies inédites, plongeons dans l’univers du PER collectif, ce trésor bien gardé de la préparation retraite.

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Qu’est-ce que le PER collectif et pourquoi les retraités devraient-il s’y intéresser dès maintenant ?

Un dispositif d’entreprise, mais qui ne s’arrête pas à la sortie du travail

Le PER collectif, ou PERECO, a succédé au PERCO dans le cadre de la loi Pacte de 2019. Contrairement à une idée reçue, il n’est pas réservé aux seuls actifs. Son atout majeur ? Il peut continuer à jouer un rôle central après la retraite. Pour y accéder, il faut avoir été salarié d’une entreprise ayant mis en place ce plan, avec une ancienneté généralement d’au moins trois mois. Une fois inscrit, l’épargnant bénéficie d’un double moteur : ses propres versements, et surtout, l’abondement de l’employeur, pouvant atteindre trois fois le montant de sa contribution, dans la limite de 7 500 € en 2025.

Clémentine Royer, 67 ans, ancienne responsable RH dans une entreprise de taille intermédiaire, témoigne : « J’ai commencé à alimenter mon PER collectif à 50 ans. À l’époque, je ne pensais pas qu’il deviendrait aussi important. Mais grâce à l’abondement et aux versements de participation, j’ai accumulé plus de 120 000 €. Aujourd’hui, je tire une rente mensuelle de 600 €, et j’ai encore 60 % de mon capital disponible. C’est une bouée de sauvetage silencieuse, mais efficace. »

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Comment le PER collectif dépasse-t-il les limites d’un simple produit d’épargne ?

Un levier d’accumulation unique grâce aux mécanismes d’épargne salariale

Contrairement à un PER individuel, le PER collectif bénéficie d’un effet de levier puissant. Les sommes versées ne proviennent pas seulement du salarié : elles incluent la participation, l’intéressement, les primes de partage de la valeur (PPV), voire la monétisation de jours de congés non pris. Ces flux, lorsqu’ils sont directement transférés sur le PER, sont exonérés d’impôt sur le revenu. Seuls les prélèvements sociaux s’appliquent à la sortie.

En phase d’accumulation, deux modes de gestion s’offrent à l’épargnant : la gestion pilotée et la gestion libre. La première, particulièrement adaptée aux profils prudents, ajuste progressivement la répartition entre fonds sécurisés (fonds euros) et supports dynamiques (fonds actions, ISR) à mesure que l’horizon de retraite approche. La seconde permet une totale liberté de choix, idéale pour les investisseurs avertis.

Samir Benhima, 62 ans, ingénieur en transition vers la retraite, explique : « J’ai opté pour la gestion libre dès 2018. J’ai investi 40 % en fonds ISR, 30 % en actions internationales, et le reste en fonds euros. En 2024, j’ai commencé à réduire ma part en actions pour sécuriser mon capital. Cette flexibilité, c’est ce que je n’aurais pas eu avec un PER individuel standard. »

Quelles stratégies adopter pour maximiser son épargne au moment de la retraite ?

Sortie en capital, en rente, ou les deux ?

L’un des atouts majeurs du PER collectif est sa souplesse en phase de déblocage. À la retraite, l’épargnant peut choisir de retirer jusqu’à 20 % de son capital en capital libre, le reste devant être versé sous forme de rente viagère… ou rester en gestion, sans obligation de sortie. Oui, vous avez bien lu : il est possible de ne rien retirer du tout et de laisser son épargne fructifier.

C’est ce qu’a choisi Élodie Tournier, 65 ans, ancienne directrice artistique : « J’ai une pension correcte, mais je voulais garder de la marge. J’ai laissé 80 % de mon PER collectif en gestion, en rééquilibrant vers 70 % de fonds sécurisés. Je retire chaque année une petite somme, juste ce qu’il faut pour voyager ou aider mes petits-enfants. C’est comme une caisse de secours intelligente, mais qui continue à rapporter. »

Un levier pour financer des projets concrets

La sortie en capital, même partielle, peut servir à financer des projets de vie : acquisition d’une résidence secondaire, travaux, dons aux enfants, ou même création d’une micro-entreprise. Certaines conditions permettent même un déblocage anticipé pour l’achat de la résidence principale, une spécificité rare dans les dispositifs de retraite.

Le cas de Julien Mercier, 68 ans, est parlant : « J’ai acheté une maison dans les Landes à 66 ans. Grâce à un déblocage anticipé autorisé par mon PER collectif, j’ai pu sortir 50 000 € pour compléter mon financement. Sans ça, je n’aurais pas pu concrétiser ce rêve. »

Quels sont les atouts fiscaux du PER collectif, et comment les optimiser ?

Des avantages fiscaux dès l’entrée, et une imposition maîtrisée à la sortie

Les versements volontaires sur le PER collectif sont déductibles du revenu imposable, dans la limite des plafonds d’épargne retraite (généralement 10 % du revenu professionnel, dans la limite du plafond annuel de la Sécurité sociale, soit environ 4 200 € en 2025). Mais l’essentiel de l’avantage fiscal se situe du côté des versements indirects : participation, intéressement, PPV… Ces sommes, versées sur le plan, sont exonérées d’impôt sur le revenu à l’entrée.

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À la sortie, deux régimes s’appliquent :
– En capital : imposition au prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 30 % (12,8 % d’impôt + 17,2 % de prélèvements sociaux), sur la seule plus-value.
– En rente : imposition selon le barème progressif de l’impôt sur le revenu, mais avec un abattement de 10 % sur les rentes viagères à titre onéreux (applicable aux sorties de PER).

Le choix entre ces deux options peut faire une différence de plusieurs milliers d’euros. Pour un retraité imposé à 30 %, une sortie en rente peut être plus avantageuse. Pour un non-imposé, la sortie en capital est souvent préférable.

Attention aux pièges fiscaux : planifier, c’est gagner

Un retrait massif en capital peut entraîner un « choc fiscal » en cas de dépassement de certains seuils d’imposition. C’est ce qu’a appris à ses dépens Antoine Delval, 70 ans : « J’ai retiré 80 000 € en une fois pour aider mon fils. Résultat : mon revenu imposable a explosé, et j’ai dû payer 12 % d’impôt supplémentaire cette année-là. J’aurais dû étaler sur trois ans ou opter pour une rente partielle. »

La solution ? Planifier les sorties. Retirer chaque année une somme modeste, en restant sous le seuil de non-imposition ou en profitant du quotient familial, peut s’avérer bien plus rentable.

Comment adapter son PER collectif à ses besoins de retraité ?

Un outil de préservation du pouvoir d’achat

La pension de base ne couvre souvent que 50 à 60 % du dernier salaire. Le PER collectif peut combler cette fracture. Une rente viagère complémentaire de 500 à 1 000 € par mois change radicalement la donne en termes de pouvoir d’achat, surtout face à l’inflation ou aux frais de santé croissants.

Marie-Cécile Lambert, 71 ans, ancienne enseignante, confie : « Ma pension est de 2 300 €. Grâce à mon PER collectif, j’ai une rente de 750 € par mois. C’est ce qui me permet de maintenir mon niveau de vie, de faire du théâtre, et de ne pas dépendre de mes enfants. »

Un levier de transmission intergénérationnelle

À la mort de l’épargnant, le PER collectif peut être transmis à un bénéficiaire désigné (conjoint, enfants, etc.). La fiscalité est avantageuse : les sommes versées par le salarié et l’employeur sont transmises sans droits de succession si le bénéficiaire est le conjoint ou un partenaire pacsé. Pour les enfants, un abattement de 152 500 € par bénéficiaire s’applique.

C’est un atout que Nathalie et Thomas Dubreuil ont intégré dans leur succession : « Nous avons désigné nos deux enfants comme bénéficiaires. En cas de décès, ils récupéreront le capital restant, avec un avantage fiscal énorme. C’est une forme de transmission douce, sans passer par la case donation. »

Quelles bonnes pratiques adopter pour une retraite sereine ?

Surveiller les frais, ajuster la gestion, réévaluer chaque année

Les frais de gestion varient fortement d’un assureur à l’autre : entre 0,5 % et 1,8 % par an. Sur un capital de 100 000 €, cela représente jusqu’à 1 300 € d’écart annuel. Il est crucial de comparer, voire de demander un changement de gestionnaire si les performances sont médiocres.

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Par ailleurs, la réévaluation de la stratégie d’investissement est essentielle. Un profil risqué à 55 ans peut devenir inadapté à 68 ans. L’arbitrage régulier vers des supports plus sécurisés permet de préserver le capital tout en gardant une croissance raisonnable.

Et si on oubliait le mot « retraite » pour penser « nouveau départ » ?

Le PER collectif n’est pas qu’un outil financier. C’est un levier de liberté. Il permet de prendre des risques calculés, de vivre autrement, de soutenir ses proches, ou de s’offrir un dernier grand projet. Il incarne une vision moderne de la retraite : active, autonome, et pleinement assumée.

Conclusion : le PER collectif, un allié de taille pour la retraite 2.0

En 2025, le PER collectif sort de l’ombre. Ce dispositif, longtemps sous-estimé, se révèle comme l’un des plus intelligents pour préparer et vivre sa retraite. Grâce à l’abondement, à la fiscalité avantageuse, à la souplesse de sortie et à la possibilité de poursuivre la gestion post-retraite, il s’adapte à tous les profils. Il n’est pas un simple complément de pension, mais un véritable levier de pouvoir d’achat, de projets, et de transmission. Pour en profiter pleinement, il faut anticiper, informer, et surtout, ne pas oublier que la retraite n’est pas une fin, mais un début. Et que l’épargne, elle, peut continuer à travailler pour vous – même après la retraite.

FAQ

Peut-on continuer à alimenter son PER collectif après la retraite ?

Non, les versements cessent à la cessation d’activité. En revanche, les sommes déjà placées restent en gestion et peuvent continuer à fructifier.

Quelle est la différence entre PER collectif et PER individuel ?

Le PER collectif est mis en place par l’entreprise, bénéficie d’un abondement employeur, et intègre les flux d’épargne salariale. Le PER individuel est souscrit seul, sans levier d’abondement, mais offre plus de liberté de choix d’assureur.

Peut-on sortir tout son PER collectif en capital ?

Non. Seuls 20 % du montant total peuvent être retirés en capital libre. Le reste doit être versé en rente viagère ou rester en gestion.

Le PER collectif est-il transmissible ?

Oui. En cas de décès, le capital restant peut être transmis à un bénéficiaire désigné, avec des avantages fiscaux significatifs, notamment pour le conjoint ou les enfants.

Est-il possible de changer de supports d’investissement après la retraite ?

Oui. La gestion du PER collectif reste active après la retraite. Il est possible d’arbitrer entre fonds euros, actions, ou ISR, en fonction de sa tolérance au risque.

A retenir

Le PER collectif, c’est quoi ?

Un plan d’épargne retraite d’entreprise, alimenté par le salarié, l’employeur (abondement), et les dispositifs d’intéressement/participation.

Avantages clés

Abondement employeur, fiscalité avantageuse à l’entrée, sortie flexible, gestion pilotée, possibilité de maintien en gestion après la retraite.

À qui s’adresse-t-il ?

À tout salarié d’une entreprise ayant mis en place un PER collectif, même s’il part à la retraite.

Meilleure stratégie en 2025 ?

Anticiper la sortie, diversifier entre rente et capital, surveiller les frais, et continuer à gérer activement son plan après la retraite.

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